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Discussion


Nos attentes

“SERVAS n’est pas le Père Noël,”

Jm’a suggéré Jane Giffould dans son courrier électronique qui me rappelait gentiment que j’avais promis d’écrire cet article. Elle a raison d’une certaine façon, mais il y a cependant quelques comparaisons qui apparaissent évidentes. Après tout, n’attendons-nous pas que le Père Noël apporte gratuitement des cadeaux à ceux qui les méritent ? Etre un membre SERVAS implique de donner gratuitement l’hospitalité au voyageur méritant. Mais, à la différence du Père Noël, l’hôte a l’espoir de recevoir beaucoup en retour. Je viens de rejoindre SERVAS, depuis que Jane s’en est fait l’ambassadrice ; écouter ses expériences de SERVAS suffit à entraîner les plus incrédules, les plus désabusés ou les plus retirés du monde à reconsidérer la valeur du simple contact humain comme source à la fois de bénéfice personnel et d’ouverture sur d’autres sociétés. Ma maisonnée étant nombreuse, je n’ai pu qu’offrir mon propre concours comme hôte de jour et espère que ceci puisse au moins déboucher sur des rencontres enrichissantes avec ceux venus de rivages lointains – ou proches.

Mais est-ce vraiment l’attente que je dois nourrir? Cela me rappelle la classique réplique de la candidate à un concours de beauté qui déclare : “ Je veux faire le tour du monde et rencontrer les gens.” C’est vrai, qui ne souhaite cela ? Mais c’est dans la qualité de l’échange qu’on trouve la valeur, non dans la quantité. Qui pourra dire que je ne serrerai pas la main d’une dizaine de personnes souriantes, pleines de bonhomie et de bonne volonté pour parler… du temps qu’il fait ? Cela serait aussi rencontrer des gens, mais quelle valeur en tirerions-nous l’un et l’autre?

Je pense que mon espoir réside dans une conversation qui dépasserait les problèmes de météo – que la profondeur et l’étendue qu’elle pourrait atteindre pourrait d’une certaine façon nous éloigner de notre clocher et de son effervescence pour visiter des rivages plus vastes : ceux où la communication est vraie et riche, là où un individu fait un pas vers l’autre et dit: « voilà, c’est moi. » A mon sens, si SERVAS veut dire quelque chose, c’est cela.

Eleanor Wilding, Angleterre


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Langues

'Salaam'....... 'Pokoj' ....

'Kagiso' ......

'Paix' ...... 'Rauha' .....

'Shalom' ......

Tous ces mots ont le même sens – PAIX.

Certains parlent diverses langues, d’autres une seule. Cependant la langue est indispensable pour transmettre le sens à l’autre. Combien de langues différentes parlons-nous entre nous, combien d’autres pourrions-nous en parler? Allez voir sur le site www.siexco.org où vous découvrirez les infos mensuelles de Servas Monthly News. Vous y trouverez, chaque mois, une page réservée aux langues. Aidez-nous à développer les langues en proposant d’écrire une page dans VOTRE langue (ou VOS langues). Ou tout simplement en écrivant le mot Paix dans votre langue pour qu’il soit inscrit dans l’édition SI News de 2007. Pour cela, écrivez à: newsletter[at]servas.org

Thanks, merci, tak, xiexie, aferisto, danke schön, asante.


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Je vous souhaite assez...

A l’aéroport, j’ai surpris un père et sa fille qui passaient leurs derniers instants ensemble. L’avion de la fille avait été annoncé et, debout près de la porte d’embarquement, elle a dit à son père: “Papa, notre vie ensemble a été plus qu’assez. Ton amour est tout ce dont j’ai besoin. Je te souhaite assez, à toi aussi, Papa.”

Ils se sont embrassés et elle est partie. Il a fait un pas vers la fenêtre où j’étais assise. Il restait debout et je voyais qu’il avait besoin de pleurer. J’essayais de ne pas m‘introduire dans son intimité, mais il m’y a convié en me demandant : « Avez-vous déjà dit au revoir à quelqu’un en sachant que ce serait pour toujours ? »

"Oui,” ai-je répondu. En prononçant ces paroles, me sont revenus des souvenirs, des moments où j’avais exprimé à mon père mon affection et mes remerciements pour tout ce qu’il avait fait pour moi. Voyant que ses jours étaient comptés, j’avais pris le temps de lui dire, droit dans les yeux, combien il comptait pour moi. Je savais donc ce que cet homme souffrait.

« Pardonnez ma question, lui ai-je dit, mais lui avez-vous dit au revoir pour toujours ? » « Je suis vieux, a-t-il répondu, et elle habite beaucoup trop loin. Des défis m’attendent, et lorsqu’elle reviendra, ce sera pour mon enterrement. »

« Je vous ai entendu dire, lorsque vous lui disiez au revoir “Je te souhaite assez”, puis-je savoir ce que cela veut dire ? »

Il s’est mis à sourire. « C’est un voeu qui s’est perpétué depuis des générations. Mes parents le disaient à chacun. » Il a fait une pause un instant, puis, en relevant l a tête, comme s’il tentait de revivre tous les détails, il a souri plus franchement. « Quand nous disions : “Je te souhaite assez”, nous voulions que l ’autre personne ait une vie remplie de suffisamment de choses pour la soutenir. »

Il a continué et puis, se tournant vers moi, s’est mis à réciter de mémoire les phrases suivantes comme s’il voulait les partager avec moi :

Je vous souhaite assez de soleil pour que vous gardiez une attitude claire.

Je vous souhaite assez de pluie que vous appréciez mieux le soleil.

Je vous souhaite assez de bonheur pour garder vivant votre esprit.

Je vous souhaite assez de douleur pour que les petites joies vous paraissent bien plus grandes.

Je vous souhaite assez de gains pour satisfaire vos besoins.

Je vous souhaite assez de pertes pour que vous appréciez ce que vous possédez.

Je vous souhaite assez de “Bonjours” pour vous accompagner jusqu’à l’ « Au Revoir » final.

Alors il s’est mis à sangloter et s’est éloigné.

Chers amis, à vous et à vos proches, je souhaite assez.

On dit : « Il faut une minute pour trouver une personne spéciale, une heure pour l’apprécier, un jour pour l’aimer, mais une vie entière pour l’oublier. »

L V Subramanian, Bangalore Inde


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