SI NEWS 2006 fr Servas And UN Comments

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Servas et l’ONU, commentaires


Les Nations Unies, par une initiative d’envergure, créent une nouvelle institution

L’ONU lance actuellement de nouvelles initiatives:

- la création d’un «Conseil des droits de l’homme» mondial, qui devrait être annoncée à la fin de l’Assemblée générale de l’ONU, actuellement en cours ;

- la mise en place d’une « Commission de haut niveau pour l’habilitation juridique des pauvres», qui sera annoncée le 13 septembre 2005.

1. La création du Conseil des droits de l’homme, qui siégera à Genève, s’inscrit dans la réforme de l’ONU. Elle renforcera l’attention que les Nations Unies portent aux droits de l’homme.

A la différence de la Commission des droits de l’homme qui ne se réunit actuellement que trois mois par an, le Conseil des droits de l’homme sera actif toute l’année. Louise Arbour, la Haute Commissaire aux droits de l’homme, accomplit des progrès rapides.

En qualité d’organisation non gouvernementale accréditée auprès du Conseil économique et social, Servas peut, s’il le souhaite, s’y faire représenter par des observateurs. En pratique, leur tâche consiste à organiser les travaux, établir des contacts avec les autres observateurs, rencontrer des membres et des responsables de Servas intéressés, assister à des débats (notamment au débat sur les documents fondateurs du Conseil), examiner l’ordre du jour, entretenir des liens avec des observateurs de Servas ou d’autres organisations représentées au sein de la Conférence des organisations non gouvernementales, et leur faire connaître Servas.

Etant donné que Servas n’est pas spécialisé dans les droits de l’homme, nos observateurs ne doivent pas disposer de l’expertise mentionnée sur le site de l’ISHR (voir ci-dessous). Cependant, certains membres de Servas bien informés pourraient sans aucun doute se rendre utiles, en qualité d’observateurs à Genève ou en tant qu’ «ambassadeurs» de Servas pour les droits de l’homme dans d’autres régions du monde.

http://www.ishr.ch/about%20ISHR/Training/AGTC/AGTC-presentation_2006.htm

Les observateurs de Servas pourraient, par exemple, se concentrer sur un nombre restreint de droits mentionnés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (qui ne reprend d’ailleurs pas certains droits reconnus récemment, comme les «droits environnementaux»). Servas pourrait se pencher sur le droit à voyager et à migrer, les droits de la jeunesse, ou les droits des pauvres. On pourrait ainsi apporter une contribution à la Commission pour l’habilitation juridique des pauvres (voir ci-dessous).

Les observateurs de Servas pour les droits de l’homme pourraient par ailleurs inviter les différents secrétaires nationaux à proposer des priorités.

2. Commission de haut niveau pour l’habilitation juridique des pauvres. La Norvège, appuyée en cela par le Royaume-Uni, le Canada, l’Egypte, le Guatemala et la Tanzanie, a suggéré à l’ONU de créer cette commission, qui serait active durant deux années. Elle sera vraisemblablement dirigée par l’exsecrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright et siégera à New-York. Sa création sera annoncée le 13 septembre.

Bon nombre de membres de Servas (et sans doute la plupart) ne sont pas pauvres. On a toutefois l’impression que Servas est bloqué, en particulier en Afrique, en raison de son environnement de pauvreté. La pauvreté marginalise, elle engendre violence, menaces, souffrance et dégâts environnementaux.

Merci de me faire savoir si vous désirez contribuer à la création et au développement de cette nouvelle institution onusienne qu’est le Conseil des droits de l’homme. Vous pouvez aussi me donner le nom de personnes potentiellement intéressées. Faites-moi également savoir si vous souhaitez participer au suivi, à la prise de contacts et aux rapports sur la Commission pour l’habilitation juridique des pauvres.

Je serai heureux de recevoir vos conseils. Pour les jeunes et les moins jeunes qualifiés et intéressés par des perspectives de carrière, notez également que ces initiatives pourront générer de nouvelles fonctions et postes de stagiaires à l’ONU.

Gary Sealey, peacesecretary[at]servas.org


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Servas et les Nations Unies Différents points de vue

en réaction à l’article de Gary Sealey


Contre :

Servas et l’ONU sont deux organisations différentes. L’une est une organisation apolitique tandis que l’autre est une organisation politique regroupant toutes les nations riches et puissantes du monde. L’une promeut la paix par les contacts entre personnes, qu’elles soient riches ou pauvres, à travers le monde, alors que l’autre tente d’amener la paix aux gouvernements de nations belligérantes par le biais de discussions politiques.

Je pense que Servas ne doit pas prendre part aux actions des Nations Unies. Ce n’est pas parce que le secrétaire pour la paix actuel et son prédécesseur ont pu représenter Servas aux réunions de l’ONU que les membres de Servas doivent se soumettre aux décisions des Nations Unies.

S.C. Sundararaj (Malaisie)


Pour :

Je pense qu’il est essentiel que Servas soit présent aux Nations Unies, qui constituent notre plus grand espoir pour la paix dans le monde. En l’absence de l’ONU, du moins sous une forme efficace, les deux guerres mondiales ont éclaté. Tant que les chefs d’Etat ou leurs représentants mènent ne serait-ce qu’un dialogue, les risques de guerre sont moindres. S’il n’existait pas d’espace où tous les dirigeants du monde discutent, règlent des problèmes et sont soumis à la pression de la planète, nous serions sans doute de nouveau confrontés à la guerre. Lorsque le Président américain George Bush a présenté son projet d’invasion de l’Irak à l’ONU, la majorité des pays ont refusé de le suivre, si bien que cette guerre/invasion n’a pas été entérinée par l’ONU.

Qui plus est, l’ONU s’occupe de nobles causes telles que l’éradication de la pauvreté.

Les Nations Unies constituent notre seul espoir pour la paix dans le monde.

Je suis très heureuse que Servas soit associée à cette organisation qui oeuvre en faveur de la paix.

Sylvia Krogh


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